Rutilant maxi de low-tech (plutôt que dark electro) assombrie épicée de frisottis vocaux par un Adam X conteur du côté descente des affaires. Dépassées la paranoïa et la flippe, reléguée l’utopie futurisante, justement oubliée l’opposition traditionnelle dancefloor/intelligent miouzic ; « All Senses In My Control » et « Sensory Overload » relatent posément des embardées mentales aux conséquences mesurables à l’aune de quelque échelle de la tétanie neuronale. Pas drôle donc, mais pas d’agitation de drapeau corbac non plus.
Heurté dans le déroulé, étiré entre une basse sèche et des caisses claires/charleys spatialisées et convenablement fantômatiques, « All Senses In My Control » dément son titre à longueur de mesure. Un bonheur de désubstantialisation paranoïaque.
« Sensory Overload » , plus linéaire, va dans les 130 BPM. « La répétitivité toute mécanique du susurré « I Have A Sensory Overload » étaye son propos - Avant justement de mettre en exergue cet « Overload » si calmement prononcé. L’économie de moyens n’empêche pas la construction narrative de contribuer à cet état des lieux de bout de tunnel (bigre bigre).
En face B, le remix quasi techno de « All Senses In My Control » d’Acrosome insiste sur la propension schizoïde de l’original, rictus en sus, et Al Ferox remixe « Sensory Violation » façon hard techno grasse épanouie dans le pilonnage.
Bien que Gros Totof (Emérite DJ HC du Patatrak Sound System) n’essaye pas de caler ça entre deux tracks à 215 BPM avec des samples en français sur la société, les flics et la drogue dedans, « Sensory Deprivation » est un grand disque.
Dronnzz