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/artiste(s) :
Creatures Of The Occult
/label :
Hard Drugz

Creatures Of The Occult - The Antidote For The Warstarting Religions - Hard Drugz 002

 

Artiste : Creatures Of The Occult

Label : Hard Drugz Records

Titre : « The Antidote For The Warstarting Religions »

Référence : HARDDRUGZ 002

Format : 12"

Du hardcore qui tape, ça existe encore ! Toujours un peu les mêmes : Drokz, son label et sa bande. Avec un nom de label comme ça plus un type, sur la pochette, armé d’une grenade tamponnée « LSD » et un titre de maxi suggérant que le contenu serait un remède aux guéguerres, l’on retrouve les hollandais déjà familiers des thématiques narcotiques aux prises cette fois-ci avec des tentatives psychédéliques à prendre au premier comme au 10ème degré, et c’est ça qui est bon. On entendra dans les quatre morceaux la confirmation que Hard Drugz est bien dans la continuité de Cunt en délivrant de la musique d’arraché.

“Heaven Is Destroyed” : mid-tempo, presque (en dessous de 200, c’est dire). Kick bien plein et chaud, boucles déboîte-cerveau en mode saccadé et d’autres plus ponctuelles en saturation atmosphérique. Une voix caverneuse que l’on attribuera à Drokz rappelle régulièrement que « Heaven Is Destroyed », et les boucles en forme de rafales sataniques ponctuent le tout. Nous sommes dans l’amusette.
“The Black Hearted Betrayer”, petit 220 méphitique car plus minimaliste, est une sympathique pièce pulsatoire. Succession de séquences gratte-cerveau au terme desquelles une nappe bouclée affirme par vibration flangée interposée son caractère spectral. Sans doute faut-il entendre ici le récit du hollandais sur le pas de la porte de ses perceptions.

“The Unconditional Dark Thought” est plus heurté. Facilités gangsta mises au point voilà longtemps déjà et relecture (pour pas dire plus) de maxis autrement fondateurs tels que le Cunt 1 - sauf qu’ici le son est bien meilleur, il y a de la basse et de l’espace. La structure déliée du morceau figure des états flottants aux descentes délicates, genre c’est un peu la warzone dans la tetê du keum.
“We Are The Last Ones Left”, puisqu’il fallait donner dans le 270 (on a sa dignité). Toujours les quelques notes aigues établissant suspense, les boucles morbides et anaérobies et la rythmique aveugle. Synthés tourbillonnants remuant cette céleste salade, charleys perdus, risettes de crânes de squelettes...



Dronnzz

Site web : http://www.discogs.com/label/Hard+Drugz/

 

  Publication de l'article :
 
Avril 2005

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