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BZRK

DJ Buzz Fuzz / Public Domain / Tony Salmonelli - Berzerk Anniversary Trilogy Part 3

 

Label : Bzrk Records

Titre : Berzerk Anniversary Trilogy Part 3

Référence : BZRKAN003

Format : 12"

Artistes : DJ Buzz Fuzz / Public Domain / Tony Salmonelli

Et de trois. La trilogie de la série anniversaire des BZRK (principe : deux tracks réédités sur une face, un track original de Buzz Fuzz sur l’autre) est conclue avec cette pochette rose fluo / gris argent. Si le premier maxi comportait un honnête track de Buzz Fuzz (donc déjà très bon), il était remarquable pour le « Chronic Disorder » de Menace II Society (tube à un point que ces messieurs de la Hollande peuvent le jouer plusieurs fois dans la même soirée sans se faire éjecter à coups de tatane). Les rééditions du deuxième n’auraient pu espérer un instant arriver à la cheville du « Kickz Of Steel (An Ode 2 Da Kickzzz) », monumentale sauvagerie rappelant aux pétasses du new style que le vieux bande encore. Lequel daron achève le boulot façon doigt d’honneur... Car son « Gone... (Wake Up !) », étalant copieusement le mauvais refrain d’une mauvaise synthpop hollandaise le long d’une intro trop longue pour n’être qu’une intro, démontre que jouer les durs avec des kicks en tungstène atomique de la mort est aussi facile pour lui que d’aller faire zoner du gros gabber au kick qui tache sur de la pop. Le piano mal joué, la mélodie du festival des fausses notes de l’actrice de X qui tente une reconversion dans la chanson, tout appelle au saccage par un recadrage bas du front que Buzz Fuzz torche avec aisance. Si cette cheeserie est du mauvais goût (fait exprès) le plus affirmé, il reste que la composition et la production enquillent tout, notamment les tourneries de chez Enzyme, sombrant dans l’autocaricature avec un aplomb décoiffant. Alors, se marrer à l’écoute de cet exercice de style est permis.

« Mellomanais » de Public Domain, infaisable, pas possible, gabber antique, pas pos-sible.

« Hey ! (Viper & Mad-E-Fact rmx) » (Tony Salmonelli) est plus fréquentable, bien que relevant du hardcore NL le plus hakke. Un monsieur chantonne un ragga, un kick et une boucle de synthé démarrent, jusqu’à un break au cours duquel une séquence à la Alan Parson joué en 45 détruit les velléités de darkness et autre sombritude (nous sommes chez BZRK). Pas d’affolement, le dancefloor va pouvoir relancer le genou à hauteur d’épaule et parfaire la dureté de ses fessiers puisque le monsieur tchatcheur revient gaver l’assistance - sauf que son gosier se voit pitché à mort jusqu’à se fondre en saccade synthétique énergisant un gros kick bien carré qui terminera tout seul son fix de stéroïdes dans le gland. Le secret de ces trucs là, c’est de tenir à la fois du premier degré raide comme un crâne rasé à blanc et du douzième degré (ces gens ne peuvent pas être aussi bêtes).



Dronnzz

Site web : http://www.bzrk.com/

 

  Publication de l'article :
 
Février 2006

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