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/artiste(s) :
Deathmachine
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Corrupt

Deathmachine - Corrupt 10

 

Artiste : Deathmachine

Label : Corrupt

Référence : Corrupt 10

Format : 12"

Pendant que l’usine hollandaise frôle la surchauffe, que l’Allemagne a disparu des radars et que la France se complaît entre nombrilisme morbide et fantasmes d’internationalisation, l’anglois, toujours là où on ne l’attend pas, fourbit. Deathmachine, repéré à la suite de quelques tracks disséminés depuis un couple d’années, se lance dans le maxi solo et confère au Corrupt 10 des airs de four tracker mal peigné mais l’œil vif et la truffe alerte. Du plaisir simple à l’ère de la course aux plug-ins.
“User Defined...” est ainsi une gentille groovemachine au 160 syncopé. Boucle wah-wah en exergue, deux courts breaks au cours d’un déroulé simple, pudiques jeux de charleys à même de titiller un tweeter en manque de vocalises, et zou, emballé-pesé, c’est suave - et suffisamment carré pour faire hausser les épaules de rangées de teknidancers au bout du 3ème jour de plein air.
Plus hargneux, “Guerilla Machine”, et encore plus simple. Les plongées filtrées évoqueront bien sûr les œuvres du fécond Producer, mais point ici de délire technologique. L’efficacité nuiteuse reste l’objectif et on tient là un morceau terror du plus bel effet : un rien facile mais bien jeté, rappelant les antiennes dark-indus sans nier le plaisir dansatoire, généreusement stimulé par une linéarité montée-friendly. Un cousinage avec le frenchcore serait envisageable si le généalogiste n’était pas torse nu sur une enceinte à adorer un dieu dans sa tête.
Par contre, “XLink 24.96” suinte trop le core franchais pour ne pas exhaler des miasmes par trop familiers de ce côté-ci de la Manche. Pas si laid, mais trop déjà entendu. Suivant.
“Galvanoid” joue les durs. Basse moins bouncy et discrétion dans les effets discrédités, l’hypnotisme froid de l’école Matt Green maîtrise la cérémonie. Jeux de boucles, breakbeats huilés et rythmique dynamo procurent un immédiat effet sympathie à un morceau aussi peu tubesque que possible, alors même qu’il trimballe un gros potentiel move your ass. Sûr que Deathmachine déguise pas ses morceaux en princesses de salon...

C’est la fraîcheur tenant lieu de prétention à ce Corrupt 10 qui, en ces temps de redistribution des cartes et de fabrications médiatiques, dégage le nez, les bronches et les idées.



Dronnzz

Site web : http://www.corruptrecords.fsnet.co.uk/

 

  Publication de l'article :
 
Février 2005

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