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Provoke

Dolphin / Speed Freak / Bryan Fury / Al Core - “The Trigger Album” - Provoke 01

 

Artistes : Dolphin / Speed Freak / Bryan Fury / Al Core

Label : Provoke

Titre : “The Trigger Album”

Référence : Provoke 01

Format : 12"

Du côté du hardcore indus mid-tempo, ça monte, ça monte...

Dolphin, avec deux tracks s’éloignant du modèle Hellfish/Producer, comprendre qu’on n’est pas enseveli sous les breakbeats, crache de la grosse disto qui dégomme. Option trippy en sus avec les boucles torturées sur « Salton Sea » : une heureuse incursion en des territoires mentaux auquel un drive dancefloor procure une puissance jouissive. Moins de breaks, plus de plus, avec un coin de la bouche qui commence à se décrisper. « Fucknose », son sample chauffé à Laurent Hô (qui ?) et son déroulé en variations de kicks caresse dans le sens du poil des compositions au feeling. Seul regret : l’apparition en fin de certaines mesures de cuts ultra-rapides reproduisant le mouvement de faders d’un DJ en action. Mais cela est bien estompé par la diversité des espaces visités, dont la mise en musique ne rend pas forcément le morceau bien maniable pour les mix linéaires, mais qui irait s’en plaindre.

Speed Freak nous épargne son frenchcore infâme, c’est déjà ça. « You’re History » et « Stop Those Robots », bien pumpy, ne sont pas suffisamment éloignés de la hardtek pour nous rassurer quant aux visées de leur auteur, mais enfin, si tout cela s’adresse à un public de 8-12 ans, on peut reconnaître que si ça sonne bubblegum, c’est en même temps efficace et roué.

Chez Bryan Fury, c’est du sérieux. Lorgnant du côté des désarticulations mécaniques et de la morgue des hardcoreux qui composent du pas drôle, il peut, avec « The Last Stand », prétendre à arrêter le temps. 150 bpm et un seul mot d’ordre : tout dans la progression. Méandres rythmiques et montages en trompe-l’ouïe humanisent un morceau dont la mélancolie résiduelle résulte d’un mariage avec le chant de la machine. Plus patateur, « e » prend en efficacité ce qu’il laisse à la beauté sombre. Un thème en triplets tribalise une mécanique qui, libérée, balaye le dancefloor d’un implacable groove au kick torve. Gros niveau.

Et Al Core, Al Core donc.



Dronnzz

Site web : http://www.provoke-recordings.com/

 

  Publication de l'article :
 
Décembre 2005

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