Doormouse frappe encore ? Va-t-il nous surprendre ?
Cette période est une période charnière où beaucoup de gens semblent se demander si le "breakcore" a encore quoi que ce soit à dire avant de devenir une discipline pour élitistes branchés et hautains ?
Qui a créé ce nom idiot ? Pourquoi n’appele-t-on pas ceci du hardcore, genre qui depuis ses débuts autorise toutes les libertés, même celle de ne pas utiliser un beat régulier ? Le besoin de placer les gens dans des compartiments a toujours existé et nous devons nous y faire (j’écris cette chronique sur mon laptop avec modem GSM depuis un coin de comptoir ce qui explique la teneur hautement philosophique de mon propos). En ces temps troublés donc, certaines "stars" du "breakcore" semblent en tout cas utiliser un logiciel de composition automatique de morceaux. Un logiciel surpuissant. Par exemple, pour la mesure vous pouvez choisir du 7/4, 11/4, 13/4 et même du 4/4 si vous êtes petit joueur. Attention le choix du 4/4 interdira à votre public l’attitude branchée qui consiste à dire "ouaaiiis t’voaaaaa j’écoute de la musique super pas binaire moaaaaaaaa". Et là je ne sais pas si je dois le dire, car des gens pourraient en faire une crise cardiaque... Soit : 11/4 c’est binaire aussi comme mesure. Enfin bref je m’égare, fichtre diantre, point de polémique, je rigole c’est tout. Car Dieu merci, l’attitude élitiste provient plus de certains auditeurs que des compositeurs eux-mêmes (qui a crié "comme toujours" ?)
Considérons simplement le breakcore comme une variante du hardcore, n’en déplaise aux puristes du 4/4 ou du 12001/4 (il faut mettre 12001 sinon c’est un multiple de 4 et ça devient binaire, oh voilà que je recommence encore).
En ces temps troublés donc, ce disque de Doormouse est une bouffée d’air frais. Ici l’algorithme n’est pas perceptible car le bougre n’a pas de schéma prédéfini pour ces morceaux. Première respiration de bon air.
Ensuite l’exploration sonore s’égare encore plus loin dans le recherche des samples utilisés. Deuxième respiration. Je parle bien des samples car les sons de percussions, eux, restent relativement conventionnels pour le genre.
Finalement, la destructuration-restructuration est ici à son meilleur. Breakbeat, hardbeat, fragmentation, tout est bon pour nous dissoudre le cerveau.
Une respiration, un vrai bonheur. Un air de folie !
OlgaZzz