Par ailleurs speedcoreux terminal, Drokz révèle depuis quelques sorties (Headfuck 16, North Radical Limited 01) une captivante aisance pour les morceaux mid-tempo. Ce maxi porte trois nouvelles pierres à cet édifice, monument à la gloire du culte voué aux démons en charge des dégâts psychiques (plus un morceau de Producer plus respectable).
« The Process Of Burning », ainsi, recrédibilise ce qu’il faut bien appeler la hard-techno via un alignement d’attentats au contretemps. Jeux de charleys mentaux et de caisses claires mal nourries, acide loopé : bonne bande-son pour satellite désorbité. « Hard Snarez », plus dur, rend l’axiome plus entêtant, alors qu’un évident plaisir ludique à ne laisser aucune chance à l’auditoire est mis en œuvre au fil de séquences ninja prenant à revers ce que l’esthète tiendrait pour une culture musicale de référents.
« The Process Of Beatdown » ajoute 20 BPM à la note ; bien qu’efficace, ce remix de Producer à la qualité sonore sans faille reste inférieur aux autres morceaux... Inabouti.
« T.Hea Stands 4 Trouble (Org. Mix) », le plus hypnotique, gagne en efficacité (c’est dire le niveau) ce qu’il laisse de freestyle à « The Process Of Burning » et « Hard Snarez ». Deep et farouche, alliant de gracieux scintillements métalliques à d’imparables contretemps, ce morceau a une gueule de classique dès la première écoute.
Drokz, une fois de plus, à toutes les vitesses à l’aise dans son domaine : le charclage sans espoir de rémission.
Dronnzz