DNA évitera-t-il le syndrome Enzyme (i.e. sortir de plus en plus vite des maxis de plus en plus pleins d’effets autant que vides d’intérêt) ? D’autant que son compositeur vedette, E-Noid (Dione) débite du track à mort depuis quelques mois. Il reste que l’attitude noisy arrive encore à exciter, la disto pointant comme un gros clitoris plein d’amûr.
Donc, à part un « DNA Theory » dont la nappe s’avère trop mélodique, ce maxi « Untouchable » (soupir) persévère dans une veine gabber bruitiste dont Partyraiser est l’homme sandwich. « Dark Bowels » trépigne en headbangant, ahanant des « C’mon » frénétiques au bout de mesures aussi simplistes que riches en éléments saturés. Peu de breaks, plein de gros boom boom, brut et vrillé. « Crossfade » nous ressert le coup de l’intro sirène & vocaux Beastie Boys avant de véroler tout ce qui bouge avec un gros 180bpm tordu et une autre variété de ces nappes attaquant à la base du lobe frontal pour mieux mâcher de la cervelle de partypeople. Mécanique déroulée à la milliseconde près, break en tiers de morceau et redémarrage en force toutes sirènes hurlantes : du beau pétage de gueule calibré au savoir-faire et affûté au cynisme. « Untouchable » complète ce charmant tour de piste genre « E-Noid vous dévoile ses dernières distorsions miraculeuses » avec ses kicks King Kong et ses velléités de grosses tartes dans la gueule. « The In-veu-zeu-beul ! / The Un-tou-tché-beul ! », vas-y Diony, fier comme Bartabas, les corones sur sa grosse table, pas dérangé par grand monde sur le terrain du hardcore primaire, débile et jouissif.
N’importe quoi, mais la tête haute, l’air de pas rire et la grosse disto qui emplafonne bien la gueule de tout le monde. Pas smooth-jazzy, E-Noid, qui en a une grosse.
Dronnzz