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Enzyme X
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Enzyme X

Enzyme X 15 - Nightbreed / Thou Shalt Consume Thyself

 

Artiste : Enzyme X

Label : Enzyme X

Titre : Nightbreed / Thou Shalt Consume Thyself

Référence : Enzyme X 15

Format : 7"

La dernière sortie d’Enzyme X pour 2003 prolonge la visée « deep et dur » de la narquoise sous-division d’Enzyme, label héritier de Gangsta, lui-même prolongation de Ruffneck, bref, on n’en sort pas.

« Nightbreed », d’un côté du 45T doré. Vers les 160. Le fil du rasoir pend toujours bien droit : la grosse techno lèche le hardcore via des sonorités monobloc anguleuses. Les références aux sons géniteurs se pratiquent de plus en plus au Xième degré, alors même que le label pose au punk de salon face au HC mélodique ; la composition paraît aussi simple que la production rivalise de perfidie. L’engin à mix s’abat sur un dancefloor happé entre l’implacabilité rythmique et la saladière à boucles pour se concentrer en un jet hypnotique lourd et véloce bien que d’une vitesse apparente plutôt basse.

« Thou Shalt Consume Thyself », sur le versant core de l’affaire, quelques dizaines de bpm plus haut. Le hardcore heurté, tout en fins de courses grillés aux 10000 volts, se dépouille à l’arrivée d’une nappe à la Aphex Twin pour mettre un pied boueux sur le tapis breakcore. Seau de boulons versé dans une bétonneuse bloquée entre ’random’ et ’speedway’, « Thou Shalt Consume Thyself », au titre si évocateur, a cet air d’éclaireur envoyé loin derrière des lignes se voulant hermétiques. Mais avant que l’espion rendît son rapport, reste le détail de son ordre de mission : balancer cette électricité dans des canaux trop étroits pour la contenir.

Il y en a, ils se marrent.



Dronnzz

Site web : http://www.enzyme.nl/

 

  Publication de l'article :
 
Avril 2004

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