Final Dream = Bass Junkie = pointure de la scène electro et Miami Bass. Trois réglements de comptes dans une veine dark 808, clapeuse et bleepeuse. Les boites à rythmes épousent la géomètrie robotique-machinale-machinique de l’authentique electro. Mais bassdrums distordus et arrière-plan industriel tirent le truc vers le core (B2 surtout). Un son moite, coupe-gorge... en embuscade. Fines fréquences vs. ruffness à l’américaine.
"The power of Evil" (la grande face) patrouille de nuit dans les artères d’une mégalopole à l’atmosphère tendue. Scènes de rue, peep-shows et enseignes de néon défilent au rythme d’une méchante ligne de basse electro, pendant qu’un lead de synthé dans la tradition du gangstarap californien maraude au creux des tous meilleurs sillons du disque.
Pas de structures sophistiquées ni de déconstructions rythmiques Bac + 5 (l’IDM craint les bas-fonds). Juste du beat cru, un climat bien prenant et de la basse fréquence chimique, quelquepart -il y a la place- entre Aux 88, Jackal and Hyde et les plans electro hardcore de Jason Bombardier.
Dr Venkman