« Interview With Satan », bloc de rave music passé au tamis doom, excellent morceau upper-mid tempo -le vocable a ses contraintes, allie synthés nocturnes et rythmiques élaborées en un magnifique pic à glace auditif. Imparable si les mediums sont bien réglés (autre débat).
« Les pleureuses », associées en affaires avec le taquin cornu cité plus haut, braient le sillon doom, dont les nappes nocturnes et les sons de rythmique discrets sont plus vélléitaires qu’il n’y paraît. Elles se prêtent aussi à quelques fantaisies goûtues comme un Apericube au paprika. Ainsi donc, ce morceau post-PCPiste inclut-il une stridence indus aussi bien que des charleys overphats ratissant tout le spectre aigu. C’est composé avec intelligence, sa mèèèèèèèère.
Faisons-nous à cette idée que, après avoir pris ses premières troupes chez les gays, metalleux, punks, b-boys, provinciaux et autres minorités culturelles (coche ta case), le moloch techno capte aussi les goths (ni wisi- ni ostro- mais bien les -iques). « Parasite chronique » leur siéra, romantique, lancinant, beau. Les autres aussi peuvent aimer. « The Mirror » enfin, marche type ’rave army’ à 140 BPM, dresse le tableau de hangars débarrassés de leurs stigmates trop ostensiblement extatiques. La corde de la beauté froide y est pincée comme une bouche travaille un clitoris : longtemps, précisément et assidûment. Quasi-idéologique et plutôt excitant dans le genre hardcore ambient, bien que ce dernier aspect relève plus d’une idée caressée.
Dronnzz