6 cuts de robofunk ghettoblastés bien rustiques par un producteur danois qui jouit d’une bonne cote chez les fans d’electro. La couleur est aux machines vintages et à l’enregistrement en analogique pour réintroduire tout le coté brut et agréablement bancal que pouvait avoir la musique synthétique à l’époque ou Reaktor n’était qu’un fantasme de SF.
Intransigeance de la démarche + humour + rigueur glacée : on pense aussi à tous les Hollandais electro-calvinistes et post-post-punks du coté des labels Clone, Bunker, Viewlexx...
Faisons vite : tu aimes Dopplereffekt ? Alors tu peux commander les yeux fermés. Partout ces mêmes b-lines cybernétiques en staccato menaçant. Les snares primitives, arides-metaliques marquent la cadence (90 à 140 bpm, il y a le choix). Le dépouillement de l’ensemble n’est perturbé que par des irruptions de voix trafiquées ou de sweeps/pads/FX d’un autre âge. Du beau son de club (où sinon ?) en MS-DOS, quelquepart entre Detroit et un Bronx des années 80 fantasmé. Pas exactement tourné vers l’avenir donc, mais la séduction qu’exercent ces choses est intemporelle.
Dr Venkman