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Mental Wreckage
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Symp.Tom

Mental Wreckage - Structural Chaos - Symp.Tom 001

 

Artiste : Mental Wreckage

Label : Symp.Tom

Titre : « Structural Chaos »

Référence : SMPT 001

L’amateur de symboles appréciera : un bon couple d’années après que le new-style eût fait entendre ses premiers pas, et alors que le dit genre musical révolutionnaire se fait railler dans les règles dans des morceaux vengeurs par certaine vieille garde gabber jalouse de ses privilèges, Neophyte Records dégaine de la poche secrète de sa Nike Air Max un sublabel dédié au genre. D’autant plus appréciable que ce maxi défonce tout alors qu’Enzyme a le doigt bloqué dans la photocopieuse et que Third Movement sort n’importe quoi du moment que ça puisse servir d’oreiller à un Promo soucieux de ne pas se décoiffer quand il dort.
« Murder The World » est un prodige de rave music énergisante et nuiteuse. Intro progressive émettant des signaux d’éternité, et démarrage de la course au large : kick électrifié, nappes énergisantes. Les breaks et samples vocaux rappellent que l’ADN de la chose est hollandais, mais on tient là une ravemachine rageuse et hyperdansatoire survolant de très haut les poses dark et les niaiseries happy et concassant comme il faut les sonorités cassantes d’usage pour ne pas laisser les samples de tôlerie mésusés trop longtemps.
« Artificial Doomsday » s’approprie le sens de la reptation mis au point chez Enzyme en se détachant un peu plus de certains apparats gabber (et na !) pour injecter quelques paramètres d’animalité cyborg dans l’horloge cadençant les opérations. Les boucles éructent telles des aliens de séquenceur, dominées mais pas détruites, pendant qu’une rythmique martiale narre la splendeur de sa puissance au milieu du cloaque.
« Ediskrad » est moins méandreux. Plus rectiligne, il rappelle que l’efficacité peut avoir du bon pour le genre musical qui nous occupe, et que les morceaux avec des sons de cheminées d’usines maléfiques et autres rayons lasers fabuleux ne sont pas l’apanage de Moleculez, grand pratiquant du genre. Une petite taperie construite autour d’une boucle filtrée comme une princesse.
« Strangehold » est le plus gabber du lot : filtrages du kick en fin de mesure, breaks millimétrés, montées calibrées, voilà qui servira de cheval de Troie pour faire passer le reste. Dépouillé voire franchement sec tout de même, sa répétitivité en fait un menaçant objet d’autant remarquable qu’il fait le coup de la fausse fin : après 4 secondes de silence, une voix caverneuse demande « Still hungry ? », et sans attendre de réponse, est suivie d’un kick bien gonflé là où il faut.

Mais « Murder The World », quel tubasse.



Dronnzz

Site web : http://www.symptom.nl/

 

  Publication de l'article :
 
Février 2005

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