Quelques frissons anglais résiduels d’une époque où la drum n’bass était peut-être bien la musique de danse la plus avant-gardiste du monde. Et tout ça sans sonner chiante, ni particulièrement élitiste ou superficiellement branchée. Juste un son funky et futuriste qui ouvraient des perspectives dont certains continuent à explorer les limites (mutation drill n’bass, radicalisation rave, croisement avec la musique industrielle, hybridation crypto-breakcore ou simplement retour aux sources ragga-jungle).
Photek le producteur le plus classieux de notre ère quand il s’agit de ciseler des breaks de moines Shaolin entraîne son disciple Teebee, leader de la scène drum norvégienne qui lui-même donne volontiers dans le dark kung-fu. C’est limite écoeurant d’intelligence et surtout d’une efficacité assassine sur un gros son.
Donc pour ceux que ça intéresse encore, il y a là deux titres froids, nets et hypnotiques avec des snares scientifiquement placées là où il faut quand il faut pour rendre dingue les esthètes (qui aiment à chercher le Diable dans les détails). "La complexité n’est jamais aussi bluffante que lorsqu’on ne l’entend pas, petit scarabée".
Dr Venkman