L’on s’amuse et l’on rit. L’on jappe et l’on sanglote. Il y a de quoi se consterner et applaudir. Le geste est beau.
Dégagé depuis 1991 de l’harassante question taraudant le producteur techno au berceau (« Miroir, mon beau miroir, vais-je laisser à l’histoire un track historique ? »), Acardipane pratique la roue libre sans crainte aucune de fournir à la honte de nouvelles élaborations formelles.
Pour dire que « Better » (attention titres inversés sur le macaron), vilain bubon sans doute destiné à faire florès sur le marché des singles dance (ou autre usage que l’on s’obstinera à méconnaître), n’existe pas.
« Bel-E-ve » commence avec ce sample sorti des instigations de la machine à fumée : « I believe in the power of XTC ». Track à montée, tournerie sub-bass, postillon cynique de rave-music arqué sur cet « XTC » récurrent servi comme aux grands jours de Confetti’s (1988), d’une simplicité à pleurer, « Bel-E-ve », donc, est une sorte de jumeau maudit, 6 ans après, du magique « Move My Body » de Miro (Future World 2). 145 BPM pas dégainables pendant la messe, la teneur en éternalité ne semblant pas être le souci du pape fou dans cette affaire.
Et la révolution dans tout ça ? Il serait plutôt question de constituer des phalanges speedcore pour aller terrasser la makina en son grotesque nid.
Dronnzz