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Electro / Techno

V/A - Killer Hits From Hell vol.III - Dancefloor Killers 019

 

Artistes : Al Ferox, Dave Tarrida, Jonathann Cast, Chaotik Ramses

Label : Dancefloor Killers

Titre : Killer Hits From Hell vol. III

Référence : DK019

Format : 12’’

Dancefloor Killers est un label attachant dans sa volonté de balancer de la techno anthémique simple et directe, sans se soucier de sobriété et en piochant volontiers dans l’énergie sincère des années 80 et début 90.

Tout d’abord on trouve un titre d’Al ferox. « we don’t play that shit » vient commenter un sample vocal avec un cynisme assez désopilant et entre deux tirs de hoover faisandé. Lorgnant sur The Horrorist d’un coté, et jouant l’empilement de clichés euro-rave de l’autre (jusque là pas de problème), le morceau est malheureusement un peu trop forcé dans la parodie pour être autre chose qu’amusant. On préfère ses autres efforts "hard" sur Bloc 46 et plus encore le Scream 03.

Dave Tarrida, co-gérant de Sativae Records, est aux commandes d’un techno tool beaucoup moins nostalgique, mais classique et sans grandes étincelles.

« Horror valley » de Jonathann Cast est un genre de Vitalic spécial halloween au pays des citrouilles. Salsa du démon emmenée par un arpégiateur de basse espiègle et darkounet pour de rire, mais qui se pose là pour faire monter la sauce, d’autant que le thème est plutôt accrocheur.

Tout cela n’étant qu’amuse-gueule à coté du vrai « killer hit form hell » du disque.

Chaotik Ramses le vétéran français exilé à Tahiti remet les petits jeunes à leur place avec « War », hommage aux ravin’ nineties qui sonne comme une suite à We Have Arrived avec son pied de caverne sur lequel déflagrent crash et clap déchiquetés par la saturation. On dirait que l’environnement yukulélé n’a que peu d’influence sur la musique du monsieur. A l’assaut du système nerveux : un riff de juno qui déraille en exquises dissonances analogiques, la brutalité géométrique belge... Tout pour que la sérotonine coule à flots. « This time it’s WAR » gronde une grosse voix qui annonce le Rush. Comme sur le Mescalinum , il y a cette putain de dynamique carrée, implacable et guerrière, des charleys épais qui viennent injecter un peu de groove mâchoires serrées au bon moment. Et comme si ça ne suffisait pas une nappe envoûtante survole les tranchées histoire d’ajouter un peu de magie au glorieux modèle (enchaîner « war » sur « we have arrived » doit être du plus bel effet). En un morceau Chaotik Ramses se hisse au niveau des meilleurs Rave Frontier, le funk technoïde en plus. Tout deejay oeuvrant dans ces interstices pas-tout-à-fait-core-mais-plus-vraiment-tech serait bien avisé d’avoir ce titre sous la main : il est beaucoup trop efficace pour n’être qu’une pâle reconstitution historique des grandes batailles pécépiennes.



Dr Venkman

Site web : http://www.dancefloorkillers.com/

 

  Publication de l'article :
 
Avril 2006

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