Pendant que les newstyleux hollandais se tirent la bourre dans une course au deep sensée faire oublier des choix mélodiques encore proches, et que l’axe Rotterdam-Amsterdam frémit du son de batailles true hardcore vs real hardcore aux généreuses retombées marketing, les italiens du core s’en mettent aussi de belles, aiguillonnés par la brillance d’un Armageddon Project dont les grands airs d’avoir inventé le robinet d’eau chaude ne font pas toujours fondre les glaciers des pôles.
Chez Choose Or Lose, plus c’est lent, plus c’est lourd (à l’inverse de Carlos).
« Effect One » se glisse savoureusement dans la tradition des one-siders du label. Tracks au cours desquels les jardins de la Duchesse de Guise sont toujours retaillés selon l’humeur du cunnilinguiste de service. 180 bpm (déjà) et la couleur s’annonce : un climax de quelques sillons préparés par un joli touillis pour trois doigts (deux qui écartent et un qui tourne). Oh, « Effect One » prend des airs de pas-fini à dancefloor de série (n’était-ce ce son toujours exceptionnel), cachant - ou tentant de le faire - son faux simplisme par quelques détricotages rythmiques sensés varier le morceau. Et c’est quand les effets de manche commencent à fatiguer que la joie entre en sa demeure : une montée qui tient la route ! Étalée, étirée, crispante, étagée, pleine de promesses autant que de fausses pistes. Les niveaux de kicks s’empilent, et bien longtemps après que chaque fois se fut avérée la bonne, alors que les robotiquement mâles « V-Effect » / « Effect One » eussent titillé cette recette du vocoder à transistors, qu’un féminin et tout aussi chromé « Warning ! » se répétât sur un dos de basse ronde, que celle-ci se révulse d’une phase et devient cette évidence heavy-rave à la reverb païenne et si incitative.
4’47’’ de morceau pour glorifier 23 secondes d’un kick prompt à défoncer n’importe quel dancefloor.
« Effect One (Acidwave RMX) » met en jambe en faisant monter la chantilly petit à petit. L’assemblage des pièces rythmiques et des morceaux de vitraux, pardon, de nappes, s’effectue sous les yeux exaspérés de paires d’oreilles effrayées de juste à l’arrivée de cette mélodie progressivement défiltrée. C’est une Lamborghini vert pomme : c’est pas possible mais c’est quand même beau. 150 bpm bien phaaaaats, avec cette mélodie trop mélodique mais tellement bien produite. Depuis l’italo-disco, ces gens sont restés les maîtres de ce feeling (si si) là.
« Industrial Man », pas plus rapide ou presque, aligne chaque tranche de kick en forme d’éclat de verre aux bas-mediums déchiquetant la résistance auditive. Sur une trame classiquement post-gabber (my god), comprendre breaks à montée et beats pump-o-rama, se livre une démonstration de saccades vocales saturées, sèchement cerclées d’un tranchant aller-retour qu’une distorsion baveuse décore du titre de track de V-Effect du mois. Promo, qui sait et fait tout mieux, est ici légèrement mis en souci, au passage.
Dronnzz