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/artiste(s) :
V/VM
/label :
V/Vm Test
/style :
Electro / Techno

V/VM - I Wanna Fuck Miss Nicky Trax - V/VM Test 89

 

Artiste : V/VM

Label : V/Vm Test Records

Titre : "I wanna fuck Miss Nicky Trax"

Référence : VVMT89

Format : 12"

V/VM s’attaque au dernier genre pré-techno à avoir échappé à un quelconque revival : le New Beat belge, soit pour dire vite, le chaînon manquant entre l’electrobody à la Front 242 et toute la vague eurorave qui allait suivre pour notre plus grand bonheur (T99, Human Ressource, James Brown is dead, le label R&S et les prémices du gabber...).

Un gros dossier pour une énergumène plus connue via ses errances bruitistes au concept souvent drôle et au résultat plus ou moins écoutable (Falco Tribute, la série des HelpAphexTwin et autres farces). L’idée d’initier le retour en grâce d’un des genres les plus improbables de l’histoire de la dance music électronique est pas mal attachante. Et sur ce coup là, Jim Kirby s’en sort très bien. Peut-être parcequ’il est de son propre aveu un authentique fan de new beat, contrairement aux standards pop ou IDM qu’il a piraté/trashé par le passé.

Des morceaux comme « I wanna fuck Miss Nicky Trax » (un hommage de gentleman au premier alias de Jade 4 U, l’égérie du new beat acid de l’époque), "Be-dash - Must do" (qui rappelle A Split Second et c’est un compliment) capturent parfaitement la trouble nonchalance martialo-porno-décadente du genre. 7 morceaux finalement plus efficaces que kitsches, avec des hauts et des bas mais l’ensemble se tient. Absurdes et belles, ces ritournelles de cyberdominatrices moldaves sont trop rafraîchissantes pour n’être qu’une curiosité de fond de bac. La démarche n’est pas si éloignée de celle d’Adam X sur ses dernières sorties. Les éléments rythmiques sévères sont plaqués sur une grille antifunk mais sûrement pas antidanse. 100-120 bpm doomisants de croisière. Des pieds et basslines plombés, sexy et menaçants avec les caisses claires réverbérées marquant la cadence écrase-tout typique... après tout le genre serait né sous l’impulsion de deejays qui, jouant des 33 tours EBM au ralenti, obtinrent un effet étonnamment redoutable dans les clubs d’alors. Tout ça criblé de tébé et des bleeps, forcement.

Au-delà du vernis rétrostalgique, les meilleurs titres sont exploitables dans un set acid old school, dark-electro à la Kommando 6, ou même entre un Fifth Era et un Horrorist, par exemple. Bougeage de culs garantis. Que cette sympathique parenthèse dans l’ennui global actuel vienne une nouvelle fois d’un truc passéiste dans l’âme est un autre problème.



Dr Venkman

Site web : http://brainwashed.com/vvm/

 

  Publication de l'article :
 
Décembre 2005

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