Mais pourquoi ? Mais pourquoi ? Mais pourquoi ?
Cette question lancinante, par salves de 3, me vrille la cervelle
depuis que j’ai reçu ce disque. En effet pourquoi ? Pourquoi ?
Hé bien voici : souvent, à l’écoute des
morceaux de tech-indus répétitive, provenant de labels que je
ne nommerai pas, je me dis chaque morceau est un pattern de boite à
rythmes joué en boucle, dont chaque instrument est passé dans une
distorsion, et je me dis qu’on se moque de moi. Non pas parce que
"je pourrais le faire" comme disent les phillistins des choses
apparemment simples, mais parce que finalement cela a déjà été dit
et n’apporte rien (si ce n’est que cela peut-être un somnifère
efficace).
Bon. Là les amis me disent que j’exagère (c’est vrai), que "ouiiii,
tu comprends, musique hypnotiiiique, répétitiiiive, la la li la la
la et tout ça". Bon, admettons, c’est moi qui ai mauvais goût et
n’en parlons plus. Mais pourquoi ? Oui, mais pourquoi que c’est-y
comme ça que quand j’écoute le disque dont nous parlons ici, le
Dhyana 042, par Jean Bach sous divers pseudonymes, et qu’il comporte
une face entière de ce tonneau monopattern répétitif, ça me plaise ?
Hein ?
Pourquoi ?
Pourquoi ?
Pourquoi ?
Première réponse : OlgaZzz, tu es subjectif parce que c’est un
copain. Dans ce cas j’arrête la critique de ce disque. Rendez vous
directement en bas de la page, ne lisez pas cette critique. Ouais,
mais bon quand même non, ça ne va pas. D’abord je le connais à
peine le gars là alors hein ?
Deuxième réponse : il y aurait quelque chose en plus, de l’âme,
de l’esprit ? Hé bien oui, donc la première face nous propose une
hard-techno industrielle répétitive. Mais en fait chaque morceau
évolue lentement, et possède une ambiance propre. Le tout entre
140 et 150 BPM, voilà une bonne chose pour le mix où pour l’écoute.
Le premier morceau de la face B, enregistré en live reste dans cette
veine, mais par la suite on retrouve des morceaux aux rythmiques
plus concassées, plus lentes, toujours très répétitifs, mais
beaucoup plus haletant. On passe même par une caricature
(humoristique étant donné son titre) du noisecore industriel, pour
finir avec un excellent morceau de fin de face.
"Over the edge dancemusic for non existing dancefloors" : voici ce
qu’affirme l’étiquette du disque, ce qui qualifie bien le genre,
à la fois rythmé mais pas avec un gros son (il y a de toute façon
trop de musique sur chaque face pour cela), un ensemble à la fois
varié et homogène, à la fois obscur et plein d’humour, , bref un
objet sonore à posséder dans sa discothèque, d’autant que les
pochettes, décorées maison, sont uniques. Bref un travail artisanal
dans le noble sens du mot, le genre de travail qui donne un grand
respect pour celui qui l’a réalisé.
"Over the edge dancemusic for non existing dancefloors" : j’aimerais
danser sur ces dancefloors.
OlgaZzz