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Dhyana

VA - Little Brutal Rave Bastards vol. 2 - Dhyana Records dhy042

 

Artistes : VA

Label : Dhyana

Titre : Little Brutal Rave Bastards vol. 2

Référence : DHY042

Format : 12"

Mais pourquoi ? Mais pourquoi ? Mais pourquoi ? Cette question lancinante, par salves de 3, me vrille la cervelle depuis que j’ai reçu ce disque. En effet pourquoi ? Pourquoi ? Hé bien voici : souvent, à l’écoute des morceaux de tech-indus répétitive, provenant de labels que je ne nommerai pas, je me dis chaque morceau est un pattern de boite à rythmes joué en boucle, dont chaque instrument est passé dans une distorsion, et je me dis qu’on se moque de moi. Non pas parce que "je pourrais le faire" comme disent les phillistins des choses apparemment simples, mais parce que finalement cela a déjà été dit et n’apporte rien (si ce n’est que cela peut-être un somnifère efficace). Bon. Là les amis me disent que j’exagère (c’est vrai), que "ouiiii, tu comprends, musique hypnotiiiique, répétitiiiive, la la li la la la et tout ça". Bon, admettons, c’est moi qui ai mauvais goût et n’en parlons plus. Mais pourquoi ? Oui, mais pourquoi que c’est-y comme ça que quand j’écoute le disque dont nous parlons ici, le Dhyana 042, par Jean Bach sous divers pseudonymes, et qu’il comporte une face entière de ce tonneau monopattern répétitif, ça me plaise ? Hein ?

Pourquoi ?

Pourquoi ?

Pourquoi ?

Première réponse : OlgaZzz, tu es subjectif parce que c’est un copain. Dans ce cas j’arrête la critique de ce disque. Rendez vous directement en bas de la page, ne lisez pas cette critique. Ouais, mais bon quand même non, ça ne va pas. D’abord je le connais à peine le gars là alors hein ? Deuxième réponse : il y aurait quelque chose en plus, de l’âme, de l’esprit ? Hé bien oui, donc la première face nous propose une hard-techno industrielle répétitive. Mais en fait chaque morceau évolue lentement, et possède une ambiance propre. Le tout entre 140 et 150 BPM, voilà une bonne chose pour le mix où pour l’écoute.

Le premier morceau de la face B, enregistré en live reste dans cette veine, mais par la suite on retrouve des morceaux aux rythmiques plus concassées, plus lentes, toujours très répétitifs, mais beaucoup plus haletant. On passe même par une caricature (humoristique étant donné son titre) du noisecore industriel, pour finir avec un excellent morceau de fin de face.

"Over the edge dancemusic for non existing dancefloors" : voici ce qu’affirme l’étiquette du disque, ce qui qualifie bien le genre, à la fois rythmé mais pas avec un gros son (il y a de toute façon trop de musique sur chaque face pour cela), un ensemble à la fois varié et homogène, à la fois obscur et plein d’humour, , bref un objet sonore à posséder dans sa discothèque, d’autant que les pochettes, décorées maison, sont uniques. Bref un travail artisanal dans le noble sens du mot, le genre de travail qui donne un grand respect pour celui qui l’a réalisé.

"Over the edge dancemusic for non existing dancefloors" : j’aimerais danser sur ces dancefloors.



OlgaZzz

Site web : http://www.dhyanarecords.com/

 

  Publication de l'article :
 
Eté 2003

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