The Speedfreak - « Asses Of Fire » : Un morceau largement moins nul que d’habitude de Speedfreak peut très facilement rester injouable, la preuve.
Fast Eddy - « Like This DJ » : Si les fantasmes avoués de funcore de ce morceau doivent beaucoup à l’industrielle production deatchantesque, il demeure que le claquement des kicks à 200 BPM riches de mediums susurrent la familière équation du désastre romantique façon prussien. Les caisses claires saturées que l’on jurerait fraîchement braquées dans le PC de Hellfish s’accommodent comme elles peuvent d’un mode narratif hullulé du fond des bois. Samples vocaux spectraux, nappes manoir-de-Frankenstein, rythmiques pour le cut : tradition et modernité réunies en ce morceau terre de contrastes.
Sascha - « Serial Killer » : Un sample de Motörhead vautré dans une ryhtmique claquant droit (bonne année 1994), le nœud de la composition de l’ensemble se jouant sur l’enchaînement de traitements différents de l’échantillon hard-rock posé en hypothèse de départ, terminé. De l’acte gratuit peu soucieux de savoir s’il contribue à faire demeurer le hardcore au premier rang de la musique du futur des jeunes de maintenant. 200BPM de morve séchée sur le menton. Qu’est-ce qu’on fout là, déjà ?
Der Töpper - « Unreal Trip » : Le meilleur morceau du maxi. Lourd en volts, sillage de limaille indus, reverb de caveau, clignotants vocaux de goule. Et ces phases de synthé, comment dire, ni dark, ni happy, ni gabber, mais bien du synthé aigu identifiable, évolutif, qu’en faire qu’en dire : accusation de Thunderdomisme, que ne voles-tu pas à notre secours ?!? Evoquant furieusement certains morceaux de Darius G. sur les Zone 3 et 4, un embraseur de dancefloor, un délicieux levier à faire basculer une soirée, au moment où.
Dronnzz