Issu d’un mélange moelleux d’Electronica et d’electro-ambiant, Yasume se délie sans complexe dans un univers vierge.
La portée est dépoussiérée et les notes ne dépassent pas d’un neutrino de leur place attitrée.
On cherche vainement après les oiseaux, le bruit des éléments, quelques syllabes humanisantes furtives, mais l’atmosphère reste intégralement synthétique.
Mélodieux, calme et sublimé, cet album homogène s’accorde avec la position couchée (et les autres aussi).
Nous avons oublié à quel point le silence est appréciable. John Cage s’est déjà chargé d’en extraire quelques minutes. Yasume le synthétise avec parcimonie, telles des images subliminales.
Ratatac