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Ybrid
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Ark-Aik

Ybrid - Excetra - Ark-Aik Ark002

 

Artiste : Ybrid

Label : Ark-Aik

Référence : Ark002

Format : 12"

Un bon compositeur fait-il un bon liver ? Une liveuse reconnue est-elle à même de flinguer autant dans ses morceaux que dans ses prestations publiques ? Débat toujours remis sur le tapis.

Bien que la France hardcore s’acharne à ne pas reconnaître tout nouveau talent qui jouerait de la musique postérieure à 1999, Ybrid a réussi à passer entre les mailles d’un filet tissé de passéisme, de nombrilisme et d’autocomplaisance cocardière. Fallait-il qu’elle eût du talent pour échapper à la cannibalisation gauloise. Soupir

Jusqu’à maintenant, Ybrid convainc plus sur le terrain du live que sur celui de la composition. La majesté de ses apparitions en soirées n’est que partiellement rendue dans ses diverses sorties. Avec ce maxi, elle franchit cependant une étape : compositions plus abouties, son plus propre. « Excetra », hypnotique piste noire pour aigus en cris de sirènes, voit ainsi la rythmique gagner en puissance et en personnalité par rapport à l’Ark 01. L’argument narratif frappe aussi plus juste en ce que la complexité parfois empreinte de préciosité des tracks précédents fait ici place à une relative simplicité valorisant une pratique mûrie des structures tordues juste ce qu’il faut.

« Scanssilis » plante le clou du sens du froid industriel. Les nappes lorgnant vers le gabber sont délaissées au profit de sonorités spectrales, registre dans lequel la miss est toute à son aisance. La sombre humeur générale ne cède jamais au pesant. Ici encore la composition gagne en efficacité en assumant la simplicité des formes propre au genre qui nous occupe, la dance-music durcie. Saine énergie dans un enroulé de violence progressive commençant à sentir la marque de fabrique ; l’accalmie de presque fin faisant le lit d’un déchaînement bruitiste en fin de morceau rassurant sur les capacités de la dame à faire destructeur comme on aime.

« Strepitus », et une fois encore les sons de kick de cette cuvée sont mis à rude épreuve. Dépouillé des synthés et peaufinant la technique « accumulation - pression - décompensation », le morceau dérive vers un minimalisme indus faisant enfin espérer en une avancée du genre, qui a les yeux rivés sur le rétroviseur. Signe propice à l’optimisme : un track ne lorgnant d’évidence pas sur la tubification à tous prix rend avec bonheur le plaisir d’une compositrice à qui l’on évitera de confier tel étendard de la fierté nationale.

A l’ouest, du nouveau...



Dronnzz

Site web : http://www.ark-aik.com/

 

  Publication de l'article :
 
Septembre 2005

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